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L'association «Choisir Sauvian» a pour objet de défendre l'intérêt général des sauviannais(es) dans le cadre de réflexions liées aux politiques publiques de la commune.

Son but est de créer l'émergence d'une politique locale centrée sur l'intérêt commun en vue de construire une alternative fidèle avec l'esprit et le projet incarnés par son équipe lors des prochaines élections municipales et celles qui en découlent pour la Communauté d'Agglomération Béziers-Méditerranée.

L'association est ouverte à tous, sans condition ni distinction.  


L'Histoire pourrait-elle se répéter avec l'Iran ? par Jacques Nain. 2018-05-10 19:55

L'Histoire pourrait-elle se répéter avec l'Iran ?
par Jacques Nain, Président de CHOISIR SAUVIAN.

En mars 2010, dans un ouvrage intitulé « SECRET DÉFENSE, la protection de la raison d'État » publié par les éditions Esprit du Livre, j'évoquais la question de savoir si l'Iran était vraiment en capacité de réaliser une bombe thermonucléaire...

L?Histoire pourrait-elle se répéter avec l'Iran ? par Jacques Nain.
 
Voici un extrait de l'ouvrage :
[...] L'Histoire pourrait-elle se répéter avec l'Iran ?
Si en 1981 l'aviation israélienne avait détruit le réacteur nucléaire d'Osirak, près de Bagdad, après avoir suspecté l'Irak de développer l'arme atomique, la question se pose à nouveau avec l'Iran. D'ailleurs, avant son départ des affaires publiques, le président George Bush agitait le spectre d'une troisième guerre mondiale à laquelle plus de la moitié du bon peuple américain a spontanément réagi en affirmant être favorable à des frappes ciblées.
Au risque de surprendre, je m'interroge pour savoir si en dépit de toutes les critiques dont il a été l'objet, l'ancien président américain n'était pas dans le vrai.
Je me dois de préciser...
Mon contact était un homme affable et pragmatique et surtout un scientifique de renom dans le monde très restreint de notre système de recherche pour la dissuasion nucléaire. À son avis, le Help de son ami n'avait rien de fantaisiste comme le serait un appel de détresse de la beatlemania !
Monsieur Marcel (pseudonyme) était un célébre professeur de l'Institut National Polytechnique de Grenoble. Il enseignait à l'ENSHMG, c'est-à-dire à l'école Nationale Supérieure d'Hydraulique et de Mécanique. Le professeur formait à des métiers diversifiés mais il était aussi un expert scientifique auprès de la Direction des Applications Militaires du CEA.
Les diplômés en hydraulique et environnement sont recherchés dans les domaines du traitement de l'eau, des aménagements hydrauliques, de l'hydraulique maritime, des travaux publics et de l'environnement. Les secteurs d'activités sont ceux de l'ingénierie des fluides et de la mécanique au travers d'orientations très variés : l'automobile, le ferroviaire, l'aéronautique, la production d'énergie, les moteurs, la propulsion et le nucléaire.
Deux ans plus tôt, parmi ses éléves, Monsieur Marcel avait eu à recommander un jeune iranien, il devait être naturalisé français. L'intervention du professeur pour l'étudiant s'expliquait autant par ses résultats prometteurs que par le rejet affirmé de sa culture d'origine. Le jeune homme devint thésard à partir de travaux sur les écoulements diphasiques et, à ce titre, il eut l'occasion de participer à une université d'été organisée par son professeur.
Pendant cinq semaines, l'école de Physique d'été regroupa une vingtaine de stagiaires autour du thème de la turbulence. évidemment, l'étudiant était présent mais, avec extrême insistance, il avait manifesté l'intention d'avoir à ses côtés deux jeunes professeurs iraniens reconnus du monde scientifique.
Reza Rahimi Tabar et Jahanshah Davoudi étaient des théoriciens brillants travaillant sur l'équation de Burgers à plusieurs dimensions. Ils avaient même collaboré sur ce sujet avec Uriel Frisch à l'observatoire de Nice. Ils furent invités aux Houches où se tenait l'université d'été.

En guise de remerciements, Monsieur Marcel fut invité à Téhéran où il devait visiter l'IPM pour Institue for studies in theoretical Physics and Mathematics. C'est dans ces circonstances qu'en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire le professeur français obtiendra un visa auprès du consulat d'Iran à Paris.
Un passe-droit anodin mais, a postériori particulièrement significatif de l'intérêt d'une telle invitation !
Dès son arrivée, le scientifique est dans l'ambiance...
À partir d'un jardin somptueux, un sentier balisé de spots mène à un magnifique restaurant perché au sommet d'une colline dominant la ville. Un agréable et discret fond musical rythme les jets d'eau de couleurs d'une terrasse ouverte sur Téhéran. L'atmosphère est paisible comme peut l'être celle d'un club privé parisien, londonien ou new-yorkais. Cependant, la clientèle semble triée sur le volet. Le thé et les buffets copieux sont réservés à quelques mollahs, à de rares femmes voilées jusqu'aux pieds et à des hommes en civil dont l'appartenance aux milices de pasdaran ne fait aucun doute.
Reza Rahimi Tabar navigue dans ce bonheur de la bourgeoisie d'affaires de la République islamique en raison de sa position de scientifique et plus exactement d'un service militaire de quatre ans passé à l'université de Téhéran mais aussi comme chercheur auprès de l'IPM.
Le soir venu, Monsieur Marcel est aimablement reçu dans un superbe loft richement meublé et décoré à l'occidentale. Devant un verre de whisky, le scientifique iranien converse. Il affirme être athée et proche des valeurs et idéaux défendus par les américains. L'ambivalence d'une telle situation inquiétait le professeur français mais ce sont surtout les approches scientifiques des iraniens qui l'apeuraient. Les chercheurs de l'IPM dirigeaient leurs travaux en direction de la physique des plasmas...
Composée d'une dizaine de scientifiques, l'équipe était dirigée par le professeur Tsintsadze, un chercheur venu de Georgie titulaire d'une chaire sur l'interaction relativiste laser/matiére, travaux pour lesquels l'intéressé a obtenu le prix Kharazmi. Mais le laboratoire est également composé de numériciens, de mécaniciens des fluides. Ils s'intéressent aux instabilités, à la turbulence faible, aux fortes différences de densité, aux interactions chocs/couche, à la turbulence MHD, à la turbulence bidimensionnelle.
Monsieur Marcel est effrayé !
Le chercheur français l'est d'autant plus qu'en matière de puissance de calcul ces scientifiques limités par l'embargo sont ingénieux pour le contourner. Ils se procurent des clones de PC Pentium sous linux en Corée lesquels, intelligemment parallélisés, permettent avec une quinzaine de processeurs dissymétriques d'atteindre des puissances de calcul proches des bonnes stations de travail IBM Risc 6000.
Monsieur Marcel est épouvanté !
L'ingénieur français connaît la modélisation numérique. Cinq ans plus tôt, il a eu à donner son avis à la Direction des Applications Militaires du CEA avant que celle-ci n'abandonne les essais de physique pour s'engager vers la "Simulation".
Reza Rahimi Tabar, Jahanshah Davoudi et le professeur géorgien Tsintsadze sont des physiciens des plasmas. Le laboratoire a été constitué pour des applications à la fusion par confinement inertiel, c'est-à-dire qu'il est le support théorique et numérique d'une tentative de l'Iran pour réaliser une bombe nucléaire de type H.
Monsieur Marcel est terrifié !
Son hôte lui confirmera ce qu'il subodorait. Les activités de recherche sur les plasmas et sur des installations d'enrichissement vont se poursuivre en Iran, au besoin, avec l'aide de la Russie et de la Chine. En dépit de la tentative d'infiltrer notre recherche, ce pays n'a nullement besoin de la France. Dans un revirement spectaculaire, le scientifique iranien mentionnera son appartenance à l'armée idéologique. Il est un véritable gardien de la révolution et surtout, il est un fidéle du maire de Téhéran, Mahmoud Ahmadinejad, le futur et très conversé président de l'Iran !
Monsieur Marcel est terrorisé !
Revenu dans l'Hexagone, le scientifique appelle « Au secours ! »
Je réponds à son appel. Je questionne, j'interroge, je recherche, je recoupe, j'analyse, je valide, je rends compte. Néanmoins le point crucial achoppe sur la question de savoir si l'Iran est vraiment dans la capacité de réaliser une bombe thermonucléaire. Plusieurs rencontres avec des scientifiques de hauts niveaux me seront nécessaires pour finaliser les multiples et légitimes interrogations des spécialistes de la DST.
In fine, le verdict tombe.
Les iraniens sont dans la capacité de réaliser leur rêve militaire atomique et même, en regard de l'expérience française, ils sont à moins d'une décennie de la fin de leur recherche. Ce sera le sens de mon information. Celle-ci deviendra un blanc de la DST, c'est-à-dire une note dématérialisée pour le ministre de l'Intérieur.
Depuis Jean-Pierre Chevènement n'est plus qu'un opposant national sans réelle envergure. Quant au maire de Téhéran, Mahmoud Ahmadinejad, il est devenu le président de l'Iran.
Sans vergogne, le correspondant de la DST s'appropriera l'origine, la teneur et les suites des renseignements sur la destinée de la bombe iranienne. Sans sourciller, mes différentes notes l'aideront à accéder à l'école Nationale de l'Administration de Strasbourg pendant qu'à Téhéran, la guerre contre l'Irak reste toujours le symbole de la nation.
En effet, on y perpétue encore les martyrs, le million de morts décimés entre 1980 et 1988. Dans les cimetières, parmi les chants révolutionnaires et l'odeur d'eau de rose avec laquelle sont lavées les tombes, de jeunes bassidji entretiennent la tradition des soldats de Dieu. Une force de cent trente mille hommes s'exerce. Blindés, chars et missiles sont opérationnels. Les fusées Shahab 3 et 4 ont une portée suffisante pour atteindre Israël. Face aux « puissances arrogantes » et aux possibles frappes américaines, les extrémistes sont pris au piège de la nostalgie de la guerre. Avec l'aide du guide suprême, Ali Khamenei, ils ont voté et réélu Mahmoud Ahmadinejad et la pression de la rue ni changera rien : la répression s'accentue.
Les pasdarans sont prêts !
La question nucléaire iranienne ne peut donc pas être close en dépit de l'arrivée de Barak Obama à la Maison Blanche. De plus, il ne fait aucun doute qu'après les retraits partiels de compagnies françaises comme Total ou GDF et aussi l'absence d'investissement de sociétés mondiales en général, le dossier semble définitivement s'enliser vers une sérieuse menace de prolifération d'arme nucléaire !
Devant l'évolution de tels évènements internationaux, il est naturel de s'interroger sur la fiabilité de nos Armées, sur le contenu du dernier livre blanc, sur notre construction navale, sur l'engagement de nos forces militaires.
Sans vouloir jeter l'anathème envers quiconque, au cours de la dernière décennie, nous avons pu constater que notre dispositif de défense avait eu à subir de sérieuses, sournoises et regrettables attaques de l'intérieur. Nous évoquerons les hauts faits d'armes d'un ministre de la défense souhaitant réorganiser notre dispositif militaire.
Dans ce cadre, il autorisa un audit de nos armées par le premier réseau mondial en prestations de services d'audit, fiscaux et de conseil, numéro deux des marchés japonais et chinois et surtout, multinationale dont les principaux actionnaires sont des étrangers.
Une telle réorganisation a été bien plus qu'un impondérable !
La vision de la réforme a été une grossière erreur dans une période de mise en place d'un nouvel ordre mondial, de balisage de l'espace géopolitique et de la stabilisation des hiérarchies des nations. C'est de l'art de la guerre qu'il aurait dû s'agir. Avec prudence, le ministre aurait pu s'inspirer de Sun Tzu : « l'information préalable... il faut l'obtenir des hommes qui connaissent la situation de l'ennemi. »
Ce type de décision à vau-l'eau a engendré un vide territorial laissé par nos Armées, vide vite comblé par ceux qui cherchent à prolonger leur pouvoir hégémonique et, grâce à l'OTAN dans lequel nous venons d'effectuer un retour controversé, ils peuvent sortir de leur sphère afin d'aller gendarmer la planète.
C'est ainsi que les états-Unis sont présents à plus de 5 000 kilométres des positions proches du méridien de Berlin qu'ils occupaient durant la guerre froide. Avec le bouclier antimissiles, Washington peut sans casus belli prendre position tout autour des puissances euro asiatiques telles que la Russie, la Chine, l'Inde et surtout l'Iran.
On peut comprendre la Russie de Medvedev qui s'oppose à l'installation du bouclier américain antimissiles en Europe de l'Est dès lors que, de façon notoire, celui-ci est bien plus une arme de premiére attaque qu'une arme de défense...
De toute évidence, le dispositif du bouclier antimissiles ne sert pas à protéger l'Amérique mais, par anticipation, il est un des instruments de sa domination mondiale. Pour autant, face aux sérieuses menaces du régime iranien de se doter d'une fusée Safir-2, d'un satellite Omid et d'une arme nucléaire, la légitime défense des peuples libres impose de se parer de toutes éventualités ; de faire appliquer par l'Iran, mais aussi par la Corée du Nord et par bien d'autres pays, les décisions de l'Agence Internationale de l'énergie Atomique et celles des Nations Unies [...].
Aujourd'hui l'alternative me semble relativement simpliste : soit la création d'une bombe par l'Iran, soit des bombardements sur l'Iran. Aussi sans être un dangereux belliciste, devant l'excitation de l'indomptable président iranien il faut se préparer au pire. Et le pire, comme l'a déclaré en son temps un ministre des Affaires étrangères, « c'est la guerre ».



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